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Entretien avec Christian Cottard, fondateur Régal – Christian Cottard Pâtisserie (Antibes)

« J’ai pris un risque que certains considéraient comme fou » – Christian Cottard a reçu début mars le Grand prix Entrepreneur 2018 des Alpes-Maritimes lors de la 11e édition des Trophées Stars et Métiers. Retour sur cette distinction avec le pâtissier antibois.

L’entrerpise

Régal

8, boulevard Dugommier
6600
Antibes

04 93 34 09 92

patisseriecottard@wanadoo.fr

http://www.patisserie-cottard-antibes.fr
Présentez-nous votre entreprise, son histoire…

La Pâtisserie Cottard existe depuis 30 ans sur Antibes, d’abord située dans le centre historique de la commune avant de prendre ses quartiers il y a 5 ans dans une belle demeure classée du centre-ville qui au fil des ans était devenue un squat. J’ai investi pour cela plus de 1,2 M€ sur fonds propres. C’était un risque que certains considéraient comme fou mais qui a porté ses fruits. On a fixé une marque sur la ville, avec une belle réputation, même à l’international. Car ce nouvel environnement a permis à l’entreprise de se développer en proposant trois activités. La pâtisserie évidemment, son métier historique, le restaurant « La Closerie » pensé au départ comme un restaurant de quartier avant de monter en gamme à la demande de la clientèle, et une école de pâtisserie. On y fait des team building, des démonstrations ainsi que des cours privés. En tout, l’entreprise emploie 12 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 675 K€ hors taxes.
Quels sont vos atouts qui, selon vous, ont fait la différence pour obtenir cette distinction ?

A l’heure où l’on parle beaucoup de la nécessaire redynamisation des cœurs de ville, voir des indépendants qui investissent sur fonds propres, mouillent la chemise pour « ressusciter » une image, une maison, c’est quelque chose d’assez motivant pour une collectivité comme la ville d’Antibes et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Il y a là, je pense, une vraie volonté de faire-valoir ce genre d’initiative. Et puis, mon implication dans l’écosystème local a certainement dû aussi jouer. J’ai été président 15 ans durant de l’Union des artisans-pâtissiers des Alpes-Maritimes et co-organise chaque année le Salon du Sucre et du Chocolat d’Antibes.
Quels sont vos projets en cours pour le développement de votre société ?

Vous savez, ce que nous avons accompli avec mon épouse, c’est presque le projet d’une vie. Nous n’avons pas l’intention de faire des petits. Nous nous concentrons plutôt sur le développement de la notoriété de la maison et de la qualité : nos pâtisseries sont 100% maison, avec un goût franc et une grande légèreté. Au restaurant, même chose, nous travaillons des produits frais en privilégiant les saveurs. Toutefois, si en 30 ans nous avons fait le tour de la clientèle antiboise, le nouvel environnement contribue à renforcer notre visibilité pour développer de nouveaux débouchés comme les repas privés.
Parlez-nous du dirigeant que vous êtes…

Je suis un dirigeant fidèle et opiniâtre, engagé et exigeant. Mais je suis surtout un passeur de savoir-faire, un accompagnant. Je suis fier d’avoir formé beaucoup de jeunes à mon métier, dont un meilleur apprenti de France.

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