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Conflit en Ukraine : quel impact sur les entreprises azuréennes ?

La CCI Nice Côte d’Azur a lancé une enquête auprès des entreprises des Alpes-Maritimes afin d’identifier l’impact et les conséquences économiques du conflit en Ukraine sur leurs activités.

Les sanctions économiques décidées par la communauté internationale à l’encontre de la Russie en raison du conflit en Ukraine ne seront pas sans conséquences. L’enquête réalisée auprès de 28 000 entreprises, soit plus d’un tiers du tissu économique azuréen, indique que plus de 80 % des répondants sont impactés par la crise en Ukraine et 60 % d’entre eux s’attendent à une baisse de leur chiffre d’affaires.

Quatre secteurs sont particulièrement touchés. En premier, le secteur du commerce qui représente près de 40 % des répondants. Alors qu’il commençait à retrouver une dynamique avec une augmentation de 8% de l’activité en volume d’affaires par rapport à 2020 (+1 % par rapport à 2019), les retours font état de difficultés directes ou indirectes suite à la guerre en Ukraine. Le tourisme, deuxième secteur le plus impacté, englobe 15 % des répondants de l’enquête. Dans les Alpes-Maritimes, la clientèle russe, au fort pouvoir d’achat, représente 8 % de la clientèle internationale avec des séjours en moyenne d’une semaine à dix jours. Si la crise sanitaire a déjà incité les professionnels du tourisme à s’orienter vers de nouveaux marchés, l’absence des touristes russes devrait pourtant entraîner un manque à gagner de 50 millions d’euros pour l’année 2022. Le secteur de l’industrie arrive en troisième position, représentant 10 % des retours, suivi par le BTP avec 7 % des retours.

Une hausse des coûts de production

Près de 60 % des répondants sont impactés par la hausse des coûts de production en lien avec l’augmentation des coûts de l’énergie. Plus de 20 % rencontrent déjà des difficultés d’approvisionnement en matières premières. La guerre en Ukraine rappelle ainsi à la France sa dépendance en aluminium et les industriels auraient seulement trois mois de stock devant eux. L’Hexagone dépend aussi de la Russie pour d’autres matières premières comme le palladium, le platine, le nickel, le minerai de fer, l’acier et des risques significatifs pèsent sur l’aéronautique et la construction navale. L’arrêt des importations du gaz néo ukrainien fait peser un risque supplémentaire sur l’industrie des semi-conducteurs car l’Ukraine fournit plus de 70 % du néon, un composant essentiel pour les lasers utilisés dans la fabrication de puces.

Des signes rassurants

Néanmoins, certains retours sont moins pessimistes. En effet, pour 95 % des répondants, la part de chiffre d’affaires directement en lien avec l’Ukraine ou la Russie se situe en dessous de 25 %. De plus, 68 % des répondants signalent qu’il n’y a pas d’arrêt des activités, ni besoin de rapatriement de personnel pour 81 % en raison du faible nombre d’implantations de filiales en Ukraine ou en Russie. L’emploi ne semble pas non plus menacé pour 68 % d’entre eux.

La CCI Nice Côte d’Azur continue de se mobiliser afin d’accompagner au mieux les entreprises dans ce contexte de crise.

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