À travers des témoignages croisés, ce nouvel épisode de CCI TALK montre comment l’alternance est un vrai levier RH, un outil de transmission et un accélérateur de pérennité pour l’entreprise qui mise sur la formation d’apprentis au sein de ses équipes.
Autour du micro, trois voix illustrent concrètement la puissance de l’apprentissage :
- Diane Clara, chargée des ressources humaines dans le groupe Albax / Lecoq, qui a fait de l’apprentissage un pilier central de la stratégie RH, avec une cinquantaine d’apprentis répartis sur 20 filiales en PACA et Île-de-France.
- Nicolas Bernard, directeur de site Carrosserie Lecoq Riviera de Mandelieu, lui-même ancien apprenti, devenu maître d’apprentissage puis dirigeant d’une équipe de près de 50 personnes.
- David Gavatorta, directeur commercial du Campus Sud des Métiers géré par la CCI Nice Côte d’Azur, qui accompagne, avec son équipe, les entreprises et les candidats dans la mise en place de leurs contrats d’apprentissage.
« L’apprentissage, c’est les talents de demain et la pérennité de l’entreprise. » Diane Clara
L’apprentissage est accessible à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille
« Petite ou grande, peu importe la taille de l’entreprise. C’est ce qu’on en fait qui est important. » Nicolas Bernard
En effet, l’apprentissage ne réserve pas ses avantages aux seules grandes entreprises. Il est accessible à toutes les entreprises et bénéficie d’aides de l’Etat.
Posture, transmission, méthode : les clés pour accueillir un apprenti
Les intervenants s’accordent sur un point : la réussite d’un apprentissage ne repose pas sur des moyens, mais sur une intention et une organisation claires.
→ Choisir un maître d’apprentissage volontaire et motivé, qui a envie de transmettre, fait partie de la condition première.
→ Accompagner le jeune par étapes, sans en attendre trop, trop vite : la montée en compétences est progressive et s’appuie sur des canevas pédagogiques.
→ Développer une culture de l’apprentissage au sein de l’équipe, pour que l’intégration soit collective et non portée par un seul tuteur.
→ Se faire accompagner dès le départ par le Campus Sud des Métiers, qui prend en charge toute la partie administrative et le suivi tripartite apprenti / entreprise / formateur.
« Mon rôle, c’est de transmettre tout le savoir-faire qui m’a été inculqué lorsque moi aussi j’étais apprenti, pour permettre aux jeunes de devenir quelqu’un dans ce monde. » Nicolas Bernard
Pourquoi l’apprentissage transforme vraiment une entreprise
Pour les dirigeants invités, l’apprentissage n’est pas une contrainte, c’est un investissement en compétences, en dynamique d’équipe et qui fidélise le jeune au sein de l’entreprise.
Le groupe Albax Lecoq affiche un taux de rétention très élevé à l’issue des formations : l’apprentissage fonctionne comme un outil de pré-recrutement efficace.
Nicolas Bernard est lui-même l’exemple d’une trajectoire complète : de l’apprenti à la direction de 50 personnes, en passant par le rôle de maître d’apprentissage. Clara cite également les parcours de Greg, Christelle et Franck — tous partis d’un apprentissage technique pour évoluer vers des postes de responsabilité.
« Pour l’entreprise, c’est le futur. Ça permet de ne pas s’endormir, de transmettre ce qu’elle a appris tout au long de sa vie et de donner une dynamique. » Nicolas Bernard
« Moi aussi j’ai été apprenti. C’est un mode d’apprentissage qui m’a permis de grandir, au-delà du métier, personnellement. » David Gavatorta
Le Campus Sud des Métiers : un cadre structuré pour recruter et former
Le Campus Sud des Métiers propose aux entreprises un accompagnement complet, de la recherche du profil jusqu’à la signature du contrat.
Un vivier de près de 2 000 candidats par an, toutes sections confondues, présélectionnés via des tests pédagogiques et de projet professionnel.
Des conseillers dédiés par secteur, qui font le lien entre les besoins de l’entreprise et les profils admis, jusqu’à organiser les entretiens de recrutement si l’entreprise le souhaite.
Une prise en charge administrative complète : construction du contrat d’apprentissage, dépôt des demandes de financement auprès des OPCO.
Des jobs datings réguliers sur le campus, permettent à une trentaine d’entreprises de rencontrer en une demi-journée leurs futurs apprentis.
Un suivi tripartite tout au long de la formation : formateur référent, maître d’apprentissage en entreprise, et si nécessaire médiateur de l’apprentissage ou accompagnement psychologique.
« L’entreprise qui veut travailler toute seule, elle le peut. L’entreprise qui veut être complètement accompagnée, elle le peut aussi ! » David Gavatorta
Focus : déconstruire les idées reçues sur l’apprentissage
L’épisode consacre un temps fort à tordre le cou aux mythes les plus courants !
« Je n’ai pas le temps » → Faux. Quand on veut, on a toujours le temps. Et l’investissement se rentabilise sur la durée.
« L’apprentissage, c’est pour les mauvais élèves » → Faux. On retrouve les mêmes diplômes qu’en formation initiale à l’Éducation nationale. Aujourd’hui, on peut même faire une école d’ingénieur en apprentissage.
« Les apprentis partent dès qu’ils ont leur diplôme » → Faux. Le groupe Albax / Lecoq affiche un taux de rétention très bon, preuve que l’apprentissage bien conduit est un outil de pré-recrutement durable.
« Il faut être une grande entreprise » → Faux. Même un laboratoire de deux prothésistes dentaires peut accueillir un apprenti et l’accompagner efficacement.
Où écouter CCI TALK ?
Écoutez les épisodes où vous voulez, quand vous voulez !
- Je visionne sur YouTube podcasts
- J’écoute sur :

