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Elisabeth LIZZANI, Pain de Sucre (juan-les-pins)

« À compétences égales entre hommes et femme, le salaire égal reste à conquérir »

Élue au sein de deux commissions de la CCI Nice Côte d’Azur et engagée pour le développement économique et touristique de sa ville, rencontre avec Elisabeth Lizzani, dirigeante d’une boutique à Juan-les-Pins.

 À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, la CCI Nice Côte d’Azur met à l’honneur durant toute cette semaine des femmes chefs d’entreprise, engagées dans la vie économique du territoire azuréen et faisant partie des membres élu(e)s de la CCI Nice Côte d’Azur.

Depuis combien de temps dirigez-vous votre entreprise ?

J’ai créé ma boutique sous l’enseigne « Pain de Sucre » en 1989.

Dans quel domaine d’activité évoluez-vous ? Présentez-nous votre entreprise.

J’évolue dans le prêt-à-porter. Il s’agit d’un commerce indépendant, spécialisé dans le maillot de bain, situé en bord de mer à Juan-les-Pins et qui adresse une clientèle locale et touristique. C’est l’une des premières boutiques à avoir diffusé cette marque dans les Alpes-Maritimes. Elle est ouverte à l’année, j’emploie trois salariés en haute saison.

Vous êtes très impliquée dans la vie économique : quel est votre rôle d’élue à la CCI ? Exercez-vous d’autres mandats professionnels ou associatifs ?

Je suis membre des commissions Commerce et Développement du territoire. Par ailleurs, j’ai pendant longtemps été présidente de l’association des commerçants de Juan-les-Pins. J’ai ensuite accompagné la création de la Fédération du tourisme et des commerces de Juan-les-Pins, dont j’ai occupé la vice-présidence. L’objectif de la fédération est d’être identifiée comme une voix unique par les autorités publiques, pour mieux peser dans les actions de développement touristique et d’embellissement de la ville.

Si vous deviez décrire votre approche du management en quelques mots, que diriez-vous ?

Créer les conditions pour que le personnel donne le meilleur de lui-même. Nous sommes dans une approche de service et de conseil. Cela suppose un bon état d’esprit, un environnement serein… et une certaine bonne humeur !

Pour vous, est-ce toujours un challenge d’être femme et chef d’entreprise dans l’économie d’aujourd’hui ? Que reste-t-il à conquérir ?

Je suis dans le commerce indépendant et j’ai toujours été maître à bord : je n’ai donc jamais connu de disparités de traitement entre hommes et femmes sur le plan professionnel. Toutefois, au-delà de mon expérience propre, on ne peut nier qu’il y a encore beaucoup de travail à faire ! Il reste toujours de la discrimination, notamment en termes de salaire. Qu’en 2021, à compétences égales, les femmes gagnent moins que les hommes, c’est insupportable !