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Lydie BREMOND, Groupe Bonnaffoux Brémond (Le broc)

« Si j’avais un conseil à donner aux femmes ce serait de leur dire : lancez-vous, osez l’entreprenariat ! »

Première femme de la famille Brémond à diriger le groupe Bonnaffoux-Brémond et membre élue de la CCI Nice Côte d’Azur au comité de direction de l’Office de Tourisme métropolitain, rencontre avec Lydie Brémond.

 À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, la CCI Nice Côte d’Azur met à l’honneur durant toute cette semaine des femmes chefs d’entreprise, engagées dans la vie économique du territoire azuréen et faisant partie des membres élus(e)s de la CCI Nice Côte d’Azur.

 Depuis combien de temps dirigez-vous votre entreprise ?

J’ai repris le Groupe Bonnaffoux-Brémond que je codirige avec mon frère il y a quatorze ans.

Dans quel domaine d’activité évoluez-vous ? Présentez-nous votre entreprise…

Brémond est une entreprise de transport de voyageurs créée en 1981. Nous assurons aussi bien des activités d’autocariste, de transport touristique loisirs ou affaires. Nous gérons notamment les bus à impériale de la Ville de Nice et sommes partenaires de l’OGC Nice. C’est mon grand-père qui a créé l’entreprise à Risoul il y a 40 ans puis mon père a pris le relais. Nous sommes la 3e génération.

Vous êtes très impliquée dans la vie économique : quel est votre rôle d’élue à la CCI ? Exercez-vous d’autres mandats professionnels ou associatifs ?

En tant qu’élue CCI, je siège au comité de direction de l’Office de Tourisme métropolitain. J’ai également été présidente du centre des Jeunes Dirigeants.

 Si vous deviez décrire votre approche du management en quelques mots, que diriez-vous ?

Avant tout de la proximité, de l’écoute, de l’empathie. J’aime donner envie à mes équipes d’apprendre, de progresser dans la bonne humeur et l’optimisme. Nous sommes une entreprise à taille humaine où les liens sont directs entre la direction et les collaborateurs. D’ailleurs il y a très peu de turn-over chez nous.

Pour vous, est-ce toujours un challenge d’être femme et chef d’entreprise dans l’économie d’aujourd’hui ? Que reste-t-il à conquérir ?

Dans un secteur comme le transport occupé en majorité par les hommes, être une femme ne m’a jamais posé problème. Arrivée à 23 ans j’ai plutôt dû prouver mes compétences et gagner en crédibilité à cause de ma jeunesse. Le véritable challenge est d’arriver à concilier la vie de famille et la vie professionnelle. Mais si j’avais un conseil à donner aux femmes ce serait de leur dire : lancez-vous, osez l’entreprenariat !